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 Au fils des Quatres Saisons... [TERMINE]

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Sumire Yamiyo
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MessageSujet: Au fils des Quatres Saisons... [TERMINE]   Dim 28 Fév - 20:38

CHAPITRE 1
REVEIL DOULOUREUX


Confusion... voila ce que je ressens en cet instant. Il fait trop sombre... je ne vois absolument rien comme si mon corps et mon esprit étaient noyés dans le néant absolue. Je ne discerne même pas mon corps. C’est vraiment désopilant ! Il n’y a ni bas ni haut dans ces ténèbres... je suis complètement désorienté. C’est frustrant de ne plus rien savoir ! Je commence à me demander si je ne suis pas morte... Mais je croyais qu’une fois morte je me transformerai en fantôme ou bien que je rejoindrai cette satané Soul Society ! A la place me voila en train de ruminer des pensées de plus en plus incohérentes sans savoir ce qui s’est passé ! Pourquoi suis-je ici ? Que diable faisais-je avant de me retrouver dans ce néant d’obscurité ? Etrange... je ne m’en souviens plus... Quelle importance de tout façon si je suis morte ?! À moins que tout ça soit un simple cauchemar... un rêve... C’est sans doute mon châtiment pour avoir aider cet homme... Mais... qu’est ce que je raconte ?

Des paupières qui papillonnes... le réveille fut des plus difficiles. Mes muscles sont engourdis... bouger ne serait ce que le petit doigt me demanderait un effort surhumain ! La lumière blafarde me blessa les yeux comme s’il s’agissait de la lame affuté d’un sabre. Les fins rideaux beiges laissaient filtrer les rayons doux du Soleil qui à mes yeux ressemblaient plus à des flashs aveuglants. Des bips constants ne cessaient de venir troubler la tranquillité du lieu. Les sons étaient même stridents voir énervants. Des rides d’agacement se formèrent entre de mes sourcils. Du plus lointain de mes souvenirs je savais que j’avais toujours eu une excellente ouïe... à tel point que l’insignifiant bourdonnement pour certain devenait un insupportable vacarme pour moi. C’était le cas dans cette pièce blanche qui m’était totalement inconnue. Mes yeux violacés parcourraient la pièce. A première vue j’étais dans un lit... entourée de machines étranges produisant ces bips exécrables... Un magnifique bouquet de lys et de rose était disposé sur un petit meuble... mes fleurs préférées...

« Je... suis à l’hôpital...?! »

Voilà un faite indubitable ! Je me trouvais allongée sur un fichu lit d’hôpital ! La seule chose que je n’arrivais pas à saisir c’était le pourquoi du comment ?! Fouiller dans ma mémoire à la recherche d’un indice m’occasionna une magnifique migraine. Je me suis donc résignée à abandonner cette idée du moins pour le moment. Au fur et à mesure que je me réveillais de nouvelles douleurs apparaissaient. Ce n’était pas bien méchant juste gênant. Le plus terrifiant c’était d’être incapable de bouger... être clouée au lit, enfermée dans une pièce trop blanche et lumineuse à mon goût. Il y avait quelque chose d’anormal. Tout était trop lumineux comme si j’avais passé beaucoup de temps enfermée dans une pièce sombre... Enfermée... c’est dans l’état où je me trouvais. Aller savoir pourquoi cette fichue claustrophobie venait me titiller en cette instant ?! Toujours est-il que j’avais de plus en plus de mal à respirer et que mon rythme cardiaque s’apparentait à un cheval lancé au grand gallot ! Les sons des machines ne faisaient qu’augmenter mon angoisse. La porte de ma chambre s’ouvrit laissant apparaitre une infirmière. Mais ce n’était pas elle qui m’intéressait mais la personne qui se trouvait dans le couloir. Il avait le même regard violacé que moi.

« SORA ! »
« Calmez-vous mademoiselle. Vous êtes en sécurité. »
« Je veux voir mon frère ! »


Ce dernier pénétra dans la pièce et son sourire même s’il était triste me rassura. Si mon grand frère était là je n’avais rien à craindre. C’était plutôt étrange... Je n’avais pas peur de mourir contre un Hollow mais dès qu’il s’agissait de médecin je me braquais... La bonne femme injecta quelque chose dans mon bras. Un sédatif sans aucun doute car je me sentais soudainement détendue... beaucoup trop ! A tel point que je sombrais dans un sommeil sans rêve... emplit de ténèbres...

~*~
Le second réveille fut moins ardues et j’en fus heureuse. Mes muscles étaient moins endoloris bien que certains mouvements réveillaient de méchantes douleurs. Diable ces fichues infirmières avaient eu le malheur de me réveiller. Je peux vous dire que demain elles feront plus attention ! Je crois que je leur ai fait peur – rire – si bien qu’elles sont vite reparties. Un médecin est venu me voir en début de matinée pour m’expliquer ma situation... Ce satané docteur a crus que je parlais chinois… ou alors vietnamien je ne saurais le dire. Il a commencé à me parler de polytraumatisé signifiant que j’étais la victime de plusieurs traumatismes dont au moins un a mis en danger mes fonctions vitales... Ils ont du stabiliser mon état, restaurer ma pression artérielle, me charcuter à coup de bistouri – je ne veux pas de cicatrice è_é ! A mon arrivée j’ai fait une hémoptysie... Quand je vous disais qu’il parlait chinois... Résultat je me retrouve avec deux côtés cassées, une troisième faillée, j’ai eu la grande joie d’avoir une hémorragie interne m’ayant fait perdre beaucoup de sang d’où un état anémique... Sans oublier une très vilaine brûlure au troisième degré sur le bras gauche qui a nécessité la pause de greffons tissulaire... Saupoudré de quelques autres os faillés à divers endroits du corps... En clair tout baigne !

~*~
Le seul hic dans cette histoire c’est le savon que j’ai reçu quand mon grand-frère est revenu me voir. Je n’avais qu’une envie... être à nouveau anesthésiée pour ne plus l’entendre me crier dessus et vociférer des menaces de m’enfermer dans un temple pour devenir miko jusqu'à la fin de mes jours ! Mais ça c’était le calme avant la tempête... Le vrai problème c’était ma mère. Alors là quand elle à débarqué dans la chambre je peux vous dire que j’aurai clairement préféré aller me pendre que de soutenir son regard plein de reproche, de colère et surtout d’inquiétude. Sora pouvait me dire ce qu’il voulait je n’en avais cure ! Mais c’était autre chose concernant ma mère car elle... elle savait... Mes « souvenirs » me revenaient peu à peu mais je faisais comme si de rien n’étais. Je ne voulais pas raconter à ma mère Quincy que j’étais allée me jeter tête la première dans un nid de frelon. Au final ma mère s’en tient à mes quelques mots.

« Je ne sais plus vraiment ce qui s’est passé... Y avait des Hollow et peut être un Shinigami... c’est trop flou désolée Okaa-san... »

Les jours passèrent... les semaines à leur tour défilèrent. Lorsque le médecin jugea que mon état était satisfaisant il me permit de rentrer chez moi. Mais je devais avant tout éviter tout effort physique... Oh joie de l’ennuie à venir ! Je rassemblais mes affaires, aidée de mon frère et quittais cette pièce trop lumineuse. Je ne savais pas comment je m’étais retrouvé à Kyoto alors que mon dernier souvenir se passait dans la baie de Tosa... Ma mémoire était floue et opaque. Une sorte de voile noire flottait constamment dans mon esprit m’empêchant de saisir les événements qui s’étaient déroulés ce jour là. Mais je suis une grande optimiste et surtout têtue. Je découvrirais ce qui s’est passé ce jour là. Pourquoi mes blessures avaient été en partie soignées avant mon admission à l’hôpital ? Pourquoi on m’avait retrouvé à demi-inconsciente dans la propriété des Sumire ? Qui était donc ce mystérieux jeune homme qui flottait dans mon esprit et que je connais sous le nom de Karaas Iyoshi ? Rebelote... mal de crâne T-T ! Une brise fraîche caressa mon visage lorsque je mis le nez dehors. Mon frère portait ma valise et la chargea dans la voiture. Je restais là un instant devant l’entrée de la clinique... Attendant dieu sait quoi ou bien dieu sait qui ?! La voix de Sora me ramena à la réalité. Notre véhicule quitta le parking et j’espérais du fond du cœur ne plus revenir ici avant un très long moment.


Dernière édition par Sumire Yamiyo le Lun 22 Mar - 19:17, édité 1 fois
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Sumire Yamiyo
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MessageSujet: Re: Au fils des Quatres Saisons... [TERMINE]   Dim 28 Fév - 21:08

CHAPITRE 2
ESPRIT BRUMEUX


Assignée à résidence... Cela faisait quelques mois que j’étais cloitrée dans cette fichue propriété ! Je commence à devenir folle. Non mais vous imaginez Sumire Yamiyo être cloitrée chez elle ?! C’est impossible ! Je suis en train de m’arracher les cheveux là ! Les seules choses que ma famille m’autorise de faire c’est des balades – trop courtes – dans le jardin, des cérémonies de thé et de l’Ikebana. On dirait que je suis une pauvre poupée en porcelaine qui va se briser si je tente quoique ce soit. Mes blessures sont guérie c’est bon vous pouvez me lâcher les baskets maintenant !... voila que je parle toute seule...

~*~
Ma mémoire était encore floue. A chaque fois que j’essayais de me remémorer ce qui c’était exactement passé cet été... une insupportable migraine me vrillait la tête. Mais je suis du genre butée alors j’insiste encore et encore... Afin de me détendre un peu je me suis consacrée à la pratique de l’Ikebana. Toute jeune fille de bonne famille se doit de savoir maitriser cet art floral. Cela faisait déjà de nombreuses heures que je bataillais contre la plante qui se trouvait devant moi. Le calme et la sérénité sont très important durant cet exercice... et je dois me rendre à l’évidence je manquais cruellement de ces deux qualités ces derniers temps. Fermant les yeux, j’essayais de ne penser à rien, de vider totalement mon esprit. Les questions qui me troubler devaient disparaitre. Ma composition était presque finie... J’avais choisi des couleurs douces et chaleureuses. Une façon comme une autre d’oublier le froid de la saison hivernal. La composition aiguaierait la maison durant quelques jours. Un magnifique lys à coté de roses... entourant une branche d’orchidées sous le point d’éclore... plus qu’un ou deux coup de coupe et ce serait terminé. Ma main approcha la paire de ciseau d’un petit bourgeon, s’apprêtant à le couper après précaution quand... « BAM » ! Mon stupide frère ainé trouva le moyen de débarquer avec son Bokken en bois et son kimono d’entrainement. Aucune délicatesse pour ouvrir les portes coulissantes ! Je me suis retournée lentement... lui lançant un regard noir et plein de reproches.

Spoiler:
 

« Allez sœurette ! Va te changer ! Je vais te changer les idées moi ! »
« ... je croyais que tous efforts physique m’étaient interdit... »
« Au diable les médecins ! T’es en forme ! Allez bouge toi un peu sinon tu vas devenir vieille avant maman ! »


... C’en était trop. Je me suis jetée sur lui comme une furie pour plus donner un coup de poing mais il le para très facilement. Un sourire amusé se dessina sur ses lèvres alors que mon visage arborait un sourire crispé et passablement énervé. J’ai déposé ma composition sur un petit meuble... et je suis allée me changer en vitesse. Sora allait le regretter ! Fouillant dans mon armoire je sortis un hakama blanc et un keiko-gi de la même couleur... Au bout d’une dizaine de minutes – le temps de me préparer – je retrouvais mon frère dans le Dojo familiale. Je me mettais immédiatement en position, mes deux mains enserrant avec force la poignée de mon Bokken. Un sourire heureux éclaira le visage de mon grand frère qui se mit à rire... Mais seulement durant quelque instant car ses expressions joyeuses furent rapidement remplacée par une impassibilité inquiétante. Nos pieds martelaient le plancher avec violence à chacun de nos assauts. Mes coups étaient à chaque fois contrés par la défense de mon frère dont le visage était totalement neutre. Apparemment il prenait cet entrainement avec beaucoup de sérieux. Les questions s’entrechoquaient dans mon esprit. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas entrainée... est ce que j’étais devenus faible ?! Alors que j’étais perdue dans mes pensées, le pied de Sora frappa le sol avec détermination et il poussa un cri... le Kiai... qui désigne la détermination de l’assaut du combattant. Mes yeux aperçurent l’ombre du sabre... ce dernier s’arrêta à quelque centimètres de mon visage. Fixant le bois... une goutte de sueur perla le long de mon cou... Un peu plus et j’avais le nez fracassé. Respirant lentement je m’écartais de mon frère. Ce dernier me fixait avec sérieux et une sorte d’inquiétude. Se massant le cou, il abaissa son Bokken.

« ... Yami... Tu ne dois pas l’avoir remarqué mais... depuis ton « accident » tu as perdu quelque chose. Tu n’es plus aussi déterminée qu’avant. Tu avais un but et là... plus rien. Tu sembles complétement perdue... »
« ... Mais c’est fa... »
« Tu vois bien ! Tu ne m’as pas touché une seul fois ! Même ta voix était faible ! Tu as intérêt de te reprendre ! »


Il me laissa là... seule face à mon incompréhension et mes questions. Je savais bien que ce jour là j’avais perdu quelque chose. Mais ce n’étais pas ma détermination... non... en faite j’en sais rien. Ca me tue de ne pas savoir ce qui me manque... ce que j’ai oublié... ce qu’on m’a enlevé...

~*~
Les jours passèrent et une étrange tension flottait entre mon frère et moi. Je lui en voulais... j’étais en colère mais dans un sens je savais qu’il avait raison. Un jour en fouillant dans mon sac je suis tombée sur un reçu de taxi... Après quelques recherches sur Internet je suis parvenue à la conclusion que je m’étais rendu près de vieux hangars non loin de la baie de Tosa. Mais qu’est ce que j’étais allée faire là-bas ? Ouvrant ma messagerie... je tombais sur un détail anodin : mon pseudo... et aussi mon surnom... Raven... C’était étrange mais ce nom m’était étrangement familier... pas parce que je le portais en divers occasions mais pour une autre raison. Est-ce là la clef de ce qui me manquait ? Sans nul doute car à l’ instant où mes yeux violacés se posèrent sur ce mot... une migraine plus violente que les précédente me martela le crâne. J’en avais plus qu’assez de ne pas mettre le doigt sur ce qui n’allait pas dans ma tête. Il fallait que je retrouve mon calme et ma sérénité... mais comment ? Une séance de médiation ? Qui ne tente rien n’a rien comme le dit si bien le dicton...

Une pièce sombre jouxtant le jardin intérieur de la maison. Aucune lumière ne brille dans la salle typiquement japonaise à l’exception d’une unique bougie blanche. Sur un autel dédié aux ancêtres brûlent des bâtons d’encens. Les fringances emplissent la pièce et les nappes de fumée sont à peine décelables dû faite de la pénombre ambiante. Le seul son qui vient troubler le silence de la pièce obscure et le tintement familier de la fontaine bambou. Je me dois de ne plus penser à rien... Assise sur les genoux au centre de la pièce je ne dois plus penser à rien... faire abstraction de mon corps... le vide... le néant... Je laisse mes vagues souvenirs de cette journée être happé par les ténèbres. C’est mieux ainsi. Lorsque le moment viendra les souvenirs s’éclairciront d’eux même. Cela ne sert à rien de courir après une chose qui m’est pour le moment inaccessible. C’est une perte de temps. Je n’abandonne pas l’idée de savoir un jour ce qui s’est passé dans la baie de Tosa... mais pour le moment je me dois de mettre ces souvenirs brumeux de côté. Le vide... les ténèbres de ma conscience se dissipèrent peu à peu. Le tintement familier me ramena dans le monde matériel. Mes prunelles s’ouvrirent sur la flamme de la bougie. Cette dernière dansait à cause de mon souffle léger et maitrisé. Je me sentais plus sereine. Les contours du monde qui m’entourait me semblaient plus nets qu’avant... Je soufflais avec détermination sur la bougie.

~*~
Après cette séance de méditation pour le moins bénéfique je suis allée retrouver mon frère qui discuter avec notre père. Je me fichais de les interrompre dans leur conversation fusses-t-elle importante. Arborant un grand sourire, je tenais mon Bokken avec détermination.

« Sora... tu me dois une revanche. Ce soir tu ne te relèveras pas ! »

Mon grand frère me regarda interloqué – je ne parle même pas de mon père – puis un sourire heureux illumina son visage. Il avait retrouvé sa petite tête brulée de sœur !
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MessageSujet: Re: Au fils des Quatres Saisons... [TERMINE]   Dim 28 Fév - 21:21

CHAPITRE 3
COMPLICATION

Banalité... voilà ce qui caractérisait ma vie après une période plus ou moins mouvementé et brumeuse. Ma « punition » avait été levée. Il faut dire que je suis une fille exemplaire – tousse – qui obéit à ses parents ! Me revoilà donc à Tokyo ! C’est une ville très différente de Kyoto... beaucoup plus moderne et par conséquent amusante. Ayant raté une bonne partie de l’année... j’étais bonne pour recommencer ma troisième année... à moins de réussir les rattrapages ! Mais ce n’était en rien ma préoccupation du moment. J’avais passé tellement de temps cloitré dans cette maison que je n’avais envie que d’une seule chose : sortir... Sortir... SORTIR !!! Bien évidemment ce n’est pas sérieux mais que voulez-vous... quand vos amis insistent pour allez s’amuser en boite ou se faire un karaoké après avoir mangé les meilleurs ramen du quartier... vous ne pouvez pas leur dire non !

~*~
Ma vie était enfin redevenue normale. Le printemps était sur le point d’éclore... et avec elle une nouvelle année scolaire allait débuter. Mon quotidien se résumait à des cours plus ou moins ennuyeux, à des sorties entre amis et bien sur aux combats contre les Hollows. Une vie simple et paisible sans complication... du moins jusqu’au coup de téléphone de ma mère... C’était un soir de fin de semaine. La voix de ma mère était gaie et heureuse. Le visage emplie d’une incompréhension sans borne qui dû se ressentir dans ma voix, j’écoutais patiemment ma mère. Cette dernière allait venir à Tokyo le lendemain. J’étais toujours heureuse de voir ma mère mais je ne comprenais pas pourquoi elle me prévenait à la dernière minute et en quoi une simple visite à sa fille la rendait aussi heureuse. Chose étrange... elle m’apportait un kimono et voulait absolument que je le porte le Samedi. Ca sentait un plan foireux... Je peux vous dire que j’ai mis de très longues minutes voir des heures à trouver le sommeil. Je me demandais bien ce que ma mère voir ma famille me préparait. A ce que je sache... mon anniversaire était passé depuis longtemps. Il en va de même pour mes 20 ans... pourquoi est ce que je devrais porter un kimono ? Ce n’est pas que je n’aime pas porter ce genre de vêtements au contraire mais... Bon vous voyez dans quel état d’esprit je me suis endormie ?!

Le lendemain je fus surprise de voir ma mère sur son trente et un... mais également mon père. Mon visage c’est déconfit à l’instant où j’ai vu mes parents. Il se préparait quelque chose et je n’allais sûrement pas aimer ça. Ma mère avait apporté un magnifique kimono rouge avec des fils dorés parcourant les imprimés floraux. Nous dûmes mettre plusieurs heures pour que je sois fin prête... mais à quoi je ne le savais toujours pas. Ce n’est pas faute d’avoir questionné mes parents. Mais ils me sortaient toujours les mêmes réponses vagues et imprécises. « Tu verras »... « Tu es bien curieuse »... « Une mère n’a pas le droit de voir sa fille porter un beau kimono ? »... Je finis par ne plus poser de question. Une fois prête mon père me complimenta sur ma coiffure... étant la plus jolie fleur de ce printemps... Mon visage passa du blanc au bleu... Depuis quand mon père me faisait de tel compliment ? Impossible ! Je suis dans la Quatrième Dimension ! Malheureusement non... Nous primes tous les trois une voiture avec chauffeur comme à l’accoutumée. Le voyage dura quelques minutes et lorsque je sortis du véhicule je me retrouvais devant un hôtel de grande classe. Ecarquillant les yeux... je n’arrivais pas à croire ce qui était entrain de se passer. Le pire était en train de se produire... non ils n’auraient quand même pas osé ?! Le visage complètement livide ma mère dût me pousser à l’intérieur du bâtiment...

~*~
Une jeune femme qui avoisinait les trente ans, portant un tailleur de grande classe, nous accueillit avec un sourire commercial... Ses cheveux relevés en un chignon distingué la faisaient paraitre plus vieille et surtout plus sévère. Instinctivement j’eu un mouvement de recul... un sorte d’instinct de survie de suppliait de m’enfuir. Mais c’était sans compter mon père qui posa sa main sur mon épaule du style « ne te sauves pas ». On m’avait tendu un piège ! Le corps raide figé comme si j’avais croisé le regard de Médusa je me dirigé bien malgré moi dans un salon servant surement a des entretient ou des conférences. A l’intérieur se trouvais trois personnes. Un couple qui avait environ le même âge que mes parents... et un jeune homme. JUDAS ! Mes parents avaient osé organiser un Omiai sans me prévenir ! La jeune femme nous invita à prendre place... et bien évidemment je me retrouvais en face du jeune homme. Ce dernier avait tout du japonais banal. Des cheveux bien coiffés, un costume de grande marque. Des yeux aussi noirs que la nuit. Son regard était froid ce qui ne me mis pas a l’aise. Il avait sans doute été trainé ici par ces parents… comme moi en faite. La Nakado... l’intermédiaire sortit des documents accompagné de nos photographies respectives. La jeune femme se chargea des présentations. Pour faire simple le jeune homme qu’on était en train de me présenté se nommer Tomoya Nagase. Il était interne dans un hôpital. Sa famille tenait une grande firme de laboratoires. En clair il était jeune... intelligent... riche... et pas mal physiquement... Je n’avais pas l’intention de me marier. Je tenais trop à mon indépendance ! Mais comment diable ma famille avait elle eu cette idée saugrenue ?! Je ne voulais pas arrêter mes études ! Comment j’allais faire pour chassez les Hollow et botter les fesses des Shinigami trop arrogant avec un « mari » sur le dos ? Non c’était hors de question !... mais il y avait le renom de ma famille. J’étais bien obligé de faire profil bas et de me montrer avenante… non je resterai froide comme l’antarctique ! La jeune femme nous invita a engager la conversation... plus facile a dire qu’a faire. Heureusement que les parents sont là... Car eux sont toujours avide de présenter leurs progénitures sous leurs meilleurs voir en rajouter. Si avec tous ce qu’ils disaient nous n’avions pas les chevilles enflées on serait des miraculés !
Nous étions tous les deux embarrassés et en grande professionnelle la jeune femme le remarqua. Elle nous proposa de nous promener dans les jardins se trouvant tous prêt de l’hôtel. Les parents furent bien évidemment emballés par l’idée. Bien malgré moi je dûs accepter...

~*~

La promenade fut agréable. Le jardin jouxtant le bâtiment luxueux me rappelait les bois entourant Kyoto. A première vues nos parents s’entendaient à merveille. C’étaient eux qui allaient se marier si ca continuait sur cette voix la. Les devançant de quelques mètres Tomoya et moi marchions tranquillement. Il n’est pas aisé de commencer une conversation surtout lorsqu’on est timide... Mais ce n’est pas mon cas. Une fois assez éloignée j’entrepris de mettre les choses au clair avec mon... prétendant ?!

« Je ne compte pas me marier. Je suis trop jeune... et je veux profiter des mes années universitaire ! C’était une idée de mes parents. Je suis désolée de vous avoir fait perdre votre temps. »

Tomoya étouffa un rire amusé... Ecarquillant les yeux je le regardais dubitative. Il s’excusa prestement mais une note joyeuse était dissimulée dans sa voix. Il se retourna vers moi tout en marchant un sourire discret aux bords des lèvres. Décidemment je ne comprenais rien >.<

« Je ne cherche personne en particulier rassurez vous... En vous voyant j’ai eu peur de tomber sur une jeune femme timide et réservée... ennuyeuse. Mais vous êtes tous le contraire... c’est plaisant... »

Il me décocha son sourire de tombeur de ses dames... et je me sentis rougir. Je crois bien que sur ce coup j’ai creusé ma propre tombe... En rentrant chez moi ma mère me souffla que ma personne intéressait grandement Tomoya Nagase. Ce n’est pas réciproque. Néanmoins je ne le détestais pas... Par la suite je recevais régulièrement des cadeaux comme des fleurs ou des chocolats... Complication en perspective...


Dernière édition par Sumire Yamiyo le Lun 22 Mar - 19:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Au fils des Quatres Saisons... [TERMINE]   Dim 28 Fév - 21:36

CHAPITRE 4
NOUVEAU DEPART

C’était une journée chaude et agréable. Les vacances d’été approchaient à grand pas. Pour fêter l’arrivée des grandes vacances - comme chaque année - le club de Kyudo organisait une kermesse et une démonstration qui s’apparentait plus à une compétition... Tous les jeunes pratiquants étaient rassemblés devant le temple Sanjusangen-do. C’était l’occasion de rassembler les meilleurs archers du Japon... Je ne faisais plus partie du club de Kyudo de Kyoto mais on me demanda néanmoins de participer à la représentation. C’est avec joie que j’ai accepté. Quoi de mieux que de se confronter aux meilleurs archers de son pays ? Même si je suis une Quincy... le Kyudo requière des qualités qui dépassent la maitrise d’un simple Quincy. C’était l’occasion de voir de quoi j’étais capable ! Les plus jeunes étaient tous justes majeurs... et les plus vieux avaient plus de 80 ans ! C’était une fête des plus colorées ! Des bannières de tissus flottaient aux grés des vents. Tous les participants notamment les plus jeunes portaient un hakama et un keikoji coloré. Seul les plus âgés revêtaient des tenues aux couleurs sombres et traditionnelles. Il y avait de nombreuses personnes qui venaient regarder la compétition... et je dois dire que la majorité d’entre eux étaient des hommes d’une quarantaine d’année qui venait fantasmer sur les jeunes femmes qu’on surnomme les amazones japonaises... -_-"

Spoiler:
 

~*~
Je suis arrivée tôt retrouvant d’anciennes camarades du club. Nous avions toutes revêtus nos plus belles tenues. Pour ma part j’avais optée pour un simple hakama violacé rougeâtre et délicat. Mon keikoji était rouge sombre avec un oiseau vermillon accompagné de fleurs en imprimé. Les manches de ce dernier ne doivent pas descendre au delà de la moitié de l’avant bras. Lors de la compétition afin de ne pas être gênée, on attache les manches avec de petites cordelettes. Les archers sont ainsi libres de leurs mouvements. Une brise matinale et fraiche s’éleva, agitant mes cheveux relevés en une queue de cheval bouclée. Pour l’occasion les jeunes filles avaient toutes des ornements dans leurs chevelures. La plupart étant floral... un peu comme les geishas. Nous nous sommes rassemblées par groupe de passage. En attendant notre tour nous avons vagabondé dans le temple qui renferme mille et une statues de bois représentants des divinités bouddhistes. La principale statue occupe le centre du temple. Ses yeux son en cristal et de chaque côtés se trouvent dix rangées de cent statues dorées. A force de contempler ces objets de cultes mais aussi d’art nous nous sommes mis en retard. Nous avions tous un numéro... Pour ma part j’avais le "106" ! Le Kyudo est un spectacle assez particulier. Ce n’est pas le plus adroit qui gagne mais celui dont l’esprit est le plus en paix avec lui-même. C’est un sport aillant une grande partie spirituel... Comme mes camarades je saluais les juges. Chaques archers devaient tirer trois flèches dans une cible de un mètre de diamètre placée a exactement soixante mètres.

Les encouragements des familles et amis fusait de toute part. Je crus descellait parmi le capharnaüm la voix grave et énergique de Sora... Mais je ne fis pas attention, à présent j’étais comme transportée dans un autre monde, ou rien ne semblait m’atteindre et pourtant... je remerciais intérieurement mon grand frère pour ses encouragements. Je me positionnais sur la ligne d'où les flèches étaient tirées, de profil par rapport à la cible. Tournant la tête de manière à faire face à la cible. L'arc reposait dans ma main gauche à hauteur de mes hanches, et les flèches dans ma main droite, à la même hauteur. Ecartant les pieds de sorte que la distance entre eux fût égale à mon allonge, je vérifiais mon équilibre et l'alignement de mon bassin avec mes épaules. Les deux parties du corps doivent être parallèle à une ligne imaginaire. Cette mise en place du corps est nécessaire à l’ouverture maximale de l’arc avant le lâcher. Je saisis mon arc avec ma main droite. Tournant la tête, pour regarder fixement la cible, je saisis la corde et l'arc avec la flèche et maintient cette saisie jusqu'à la fin du tir. La partie basse de l’arc est courte et forte, elle donne la puissance au tir. La partie haute est longue et faible, elle donne la précision au tir. Je soulevais l'arc au-dessus de ma tête pour me préparer au tir tout en maintenant une respiration régulière pour me préparer à l'union avec mon arc, et ma flèche. Les autres participantes faisaient de même... mais nous avions toutes un rythme propre et unique. La vitesse ne compte pas seule l’application dans les mouvements compte dans cette discipline. Je commençais à abaisser mon arc vers la gauche tout en écartant les bras. Mon mouvement dessinait un arc de cercle. Je poussais simultanément l'arc avec ma main gauche et je tirais sur la corde avec la main droite, jusqu'à ce que la flèche soit au niveau de mes sourcils noirs. Pour un non initier on aurait pu croire que je faisais une pause pour viser mais en réalité je continuais l'extension du mon corps dans toutes les directions pour créer une unité entre mon corps, mon esprit, mon cœur, mon arc, la flèche et la cible... Après c’est un moment indescriptible... il faut sentir la corde... la flèche. Il faut arriver à percevoir l'union parfaite. Une fois chose faite ma main droite libéra la corde pour lâcher la flèche. Cette dernière fila dans les airs jusqu’à attendre la cible. Mon regard violacé suivit la flèche. C’est à cet instant que se révèle la vraie nature de l'archer, selon la stabilité du vol de la flèche et de la posture du pratiquant. Ma flèche vient se figer presque au centre de la cible. Satisfaite de mon résultat j’abaissais mon arc pour passer à la flèche suivante. Sa seconde flèche vient se placer à seulement quelques centimètres de la première flèche. Ce fut la même chose pour la troisième. Je n’avais certes pas atteint le centre de la cible mais mes résultats étaient réguliers preuve que mon esprit était calme et concentré. Les spectateurs applaudirent notre groupe. Après avoir salué les juges nous nous retirâmes.

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Après mettre fais agresser accosté par une dizaine de pervers quadragénaires j’ai quand même réussi a rejoindre ma famille et... Tomoya Nagasa. Mais qu’est ce qu’il fichait ici celui là ? C’est avec un sourire forcé que j’accepter le bouquet de lys qu’il m’offrait... Quelqu’un avait vendu la mèche concernant mes préférences florales ou quoi ?! Sora était littéralement plié en deux. Pourquoi il n’avait pas à subir ça lui ?! Pourquoi c’était moi ?! Ca m’énerve ! Les maitres firent une démonstration époustouflante à la fin de la compétions. En les voyant si calme, maitre du moindre de leur geste je me dis que j’ai encore beaucoup de chemin à faire. Mais j’ai encore toute la vie devant moi... même si je risque d’avoir un boulet entre les pattes. Je sais que je peux devenir un meilleur archer, une excellente Quincy. Je sais que j’ai un long chemin à faire humainement et aussi techniquement. Mais je suis déterminée. Je suis quasi certaine qu’une multitude de choses plaisantes ou non vont me tomber dessus... C’est un risque à prendre ! Cet été sera une sorte de nouveau départ.

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